Discrimination, manque d’autonomie économique et violences à l’égard des femmes au Cameroun
Le rapport de 86 pages, intitulé « “Je vis dans l’insécurité permanente” : Discrimination, manque d’autonomie économique et violences à l’égard des femmes au Cameroun », documente les violences généralisées faites aux femmes, y compris les violences physiques, psychologiques et économiques, qui sont le plus souvent infligées par les maris et les partenaires intimes. Les chercheur-euse-s ont constaté que les abus physiques et économiques étaient utilisés pour restreindre l’accès aux ressources financières, à la sécurité sociale, à l’emploi, à la propriété et à l’indépendance économique. Ces violences ne sont pas des incidents isolés ; elles sont en réalité enracinées dans des inégalités de genre bien ancrées, des lois discriminatoires et des institutions faibles, et sont exacerbées par un sous-investissement chronique du gouvernement dans la prévention et le soutien aux survivantes.
Des amendes discriminatoires visant les jeunes Noirs et Arabes en France
Le rapport de 68 pages intitulé «Payer le prix du harcèlement policier - Des amendes discriminatoires visant les jeunes Noirs et Arabes en France » documente les expériences vécues par des garçons et des jeunes hommes de quartiers populaires qui se voient verbalisés de manière abusive et discriminatoire pour avoir prétendument commis des infractions telles que tapage, dépôt de déchets hors des emplacements autorisés et déversement de liquides insalubres – alors qu’ils ne font que vaquer à leurs occupations quotidiennes, comme discuter devant chez eux ou faire du sport dans un parc de quartier. Ces amendes sont émises sur la base d’observations subjectives des agents de police, sans contrôle judiciaire, et les personnes verbalisées ne bénéficient d’aucune garantie fondamentale à un procès équitable.
Les manquements persistants de la France au droit à l’éducation à Mayotte
Le rapport de 77 pages, intitulé « Une exception néfaste : les manquements persistants de la France au droit à l’éducation à Mayotte », révèle que de nombreuses communes imposent des obstacles importants et arbitraires à l’inscription scolaire, notamment en exigeant des documents non prévus par la loi. Les enfants scolarisés se retrouvent souvent dans des écoles surpeuplées ne disposant pas des équipements nécessaires pour répondre à leurs besoins fondamentaux, notamment l’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires, à une alimentation adéquate et à un environnement d’apprentissage sûr. Les enfants vivant dans des bidonvilles ainsi que ceux issus de familles migrantes sont particulièrement affectés.