Nicaragua : Lettre ouverte d'ONG au Conseil des droits de l'homme de l'ONU
Lettre conjointe appelant à la création un mécanisme pour enquêter sur les violations des droits humains commises au Nicaragua
L’énorme concentration de pouvoir entre les mains de l’exécutif a permis au gouvernement du président Daniel Ortega de commettre de graves violations à l’encontre de ses détracteurs en toute impunité. La crise des droits humains au Nicaragua, qui a débuté avec la répression des manifestations d’avril 2018, continue de s’aggraver. Plus de 30 opposants au gouvernement sont toujours incarcérés, tandis que 222 autres ont été libérés en février 2023, transférés aux États-Unis et arbitrairement déchus de leur nationalité nicaraguayenne. Le gouvernement a révoqué le statut juridique de milliers d’organisations non gouvernementales et a promulgué des lois portant atteinte à la liberté d’expression et de réunion. Ces dernières années, des dizaines de milliers de Nicaraguayens ont été contraints de quitter leur pays en raison du manque de perspectives ou par crainte de persécutions.
Lettre conjointe appelant à la création un mécanisme pour enquêter sur les violations des droits humains commises au Nicaragua
L’UE devrait imposer des sanctions ciblées et soumettre toute aide financière à la police nicaraguayenne à certaines conditions
Des actes de torture restent impunis et les poursuites contre des manifestants sont entachées d'irrégularités
La protection des droits humains est cruciale dans les situations de crise et de chaos